Nouvelle Zélande : de Queenstown à Christchurch

Queenstown est une petite ville entourée de superbes montagnes et nichée sur les bords du lac Wakatipu, aux eaux d’une pureté absolue. En route vers les fjords, nous n’avions fait que la frôler. Cette fois nous nous installons en son centre et commençons par aller admirer le site depuis les hauteurs en empruntant une télécabine (Skyline Gondola). La vue sur le lac et son environnement est saisissante. Les sensations s’enchaînent puisque toute la famille se lance dans une descente « infernale » à bord de luges à roulettes (Skyline Luge). Les enfants sont aux anges et en redemandent mais nous nous contenterons de deux tours.

Après une pause de 24 heures passée sous la pluie, mais que nous nous octroyons dans un camping confortable, c’est à nouveau une journée inoubliable qui nous est offerte. Le ciel redevenu bleu, les montagnes parées de couleurs automnales, les eaux limpides d’un lac nordique : j’ai le sentiment de plonger dans l’une des images parfaites du calendrier des postes de mon enfance (il ne manque plus que les petits chatons dans un panier en osier). Nous passons deux bonnes heures à déambuler sur les rives du lac Wakatipu, poussons jusqu’aux jardins de Queenstown et un club de tennis installé au milieu d’un paysage de rêve, à nous remplir les yeux de la beauté des lieux magnifiée par cette sublime lumière australe.

En Nouvelle Zélande, quitter un lieu enchanteur ne saurait être un déchirement pour le voyageur, confiant qu’il est dans le fait d’en découvrir d’autres tout aussi séduisants voire plus, quelques kilomètres plus loin…C’est précisément ce que nous ressentons en laissant Queenstown derrière nous pour nous diriger vers le lac Pukaki en passant par Cromwell, Omarama et Twizel. Nous sommes au cœur de l’île du sud, dans la province d’Otago, en route vers les plus hautes montagnes du pays. Nous garons notre maison roulante au bord du lac dans un cadre, là encore, splendide mais plus austère qu’à Queenstown. L’intense couleur bleu turquoise du lac et les pics enneigés qui le bordent au nord créent une ambiance beaucoup plus minérale.

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Nous y passons une nuit fraîche, observons effarés de jeunes inconscients plonger dans les eaux cristallines au petit matin puis prenons la route pour longer la rive ouest du lac jusqu’au pied du Mont Cook (3723 mètres), point culminant du pays. Les différents points de vue sur le lac puis les paysages de montagne avant d’arriver au camping DOC de White horse hill prolongent notre ébahissement. A peine installés, nous voilà partis sur la « Kea Point track », petite randonnée d’une heure permettant d’admirer le lac Mueller et le Mont Cook.

Après ce petit échauffement, nous nous attaquons le lendemain à la Hooker Valley Track (3h aller retour) sous un soleil toujours bien présent. L’objectif est de rejoindre le lac du glacier Hooker surplombé par les hauts sommets, en franchissant 3 ponts suspendus et en évoluant au milieu d’une superbe végétation endémique. Un souvenir inoubliable de plus à mettre au bilan de ce tour du monde…

La journée n’est pourtant pas finie puisque nous reprenons la route jusqu’au lac Tekapo – le site est beau mais pas au niveau des deux précédents – avant de nous arrêter pour la nuit à Fairlie.

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Nous quittons les paysages de haute montagne pour retrouver les inégalables « collines à moutons »qui font le charme de ce pays, où nous apercevons également de nombreux élevages de cerfs et biches, en suivant l’Inland scenic drive via Geraldine, Oxford, Rakaia gorge, Rangiroa et Cheviot.

Notre destination est la petite ville côtière de Kaikoura d’où nous embarquons dès le lendemain matin pour une courte croisière à la recherche de cachalots. Les jeunes mâles séjournent ici à l’année, avant d’être prêts à affronter le grand large, ce qui les rend assez faciles à observer. Après avoir admiré les ailerons de deux orques épaulards de suffisamment prêts pour que nous entendions leur souffle, nous dénichons finalement un jeune cachalot qui a l’amabilité d’exhiber son dos et sa queue alors qu’il entame une longue plongée.

Nous prolongeons cette belle matinée par une balade côtière sur la péninsule de Kaikoura sous un soleil inébranlable. Nous apercevons quelques otaries et oiseaux marins depuis le parking du « Peninsula walkway » et, une fois hissés au sommet de la falaise, profitons du superbe panorama marin sur plusieurs kilomètres de sentier. Nous n’atteindrons finalement pas l’objectif initial de la randonnée, trop attirés par une colonie d’otaries qui se prélasse en contrebas sur les rochers chauffés au soleil. Nous hésitons à peine avant de plonger dans la pente, raide mais praticable, pour rejoindre la plage et observer à distance raisonnable les pinnipèdes récupérer de leur course en mer…

Nous faisons halte pour la nuit au nord de Kaikoura sur le bord de mer à Mangamaunu (Meat Works), site dégoté sur Camper mate, où nous allumons le (modeste) feu de camp tant réclamé par les enfants !

Nous entamons la journée suivante par une visite à un véritable jardin d’enfants pour bébés otaries (Ohau stream walkway and waterfall). Ceux-ci échappent à la surveillance de leurs parents pour remonter un petit cours d’eau et arriver à une cascade agrémentée d’un bassin où plusieurs dizaines d’entre eux folâtrent dans un univers où, comme dans certains contes, tout semble n’être que jeux et insouciance. Ces jeunes otaries peuvent y rester plusieurs jours avant que leur estomac ne les rappelle à la réalité et qu’elles redescendent téter à la colonie. Nous nous arrachons à ce spectacle extraordinaire pour un arrêt déjeuner à South Bay (péninsule de Kaikoura) où nous regardons passer un groupe de dauphins au loin dans la baie. Notre route nous fait à nouveau rentrer dans les terres pour gagner Amberley via Culverden en traversant quelques cartes postales champêtres…

Il est temps désormais d’aborder la dernière étape de ce périple néo-zélandais : la péninsule de Banks, située à 80 km à l’est de Christchurch et formée à la suite d’éruptions volcaniques il y a quelques millions d’années. Nous l’abordons par la Summit road qui, comme son nom l’indique, offre des vues panoramiques extraordinaires sur Akaroa, charmante petite bourgade blottie au fond d’un ancien cratère occupé en partie par une baie et dont les gigantesques parois érodées culminent tout de même à plus de 800 mètres. Akaroa, où nous passons la nuit tout près du port, a la particularité d’avoir été le lieu d’implantation de colons français en 1840. Elle garde des traces de ce passé – les enseignes en français abondent dans les rues – et le met en valeur pour attirer les touristes.

Nous effectuons le lendemain une randonnée inoubliable sur les hauteurs de la péninsule (Round the Mountain Walk, environ 4h30). Outre les paysages somptueux, nous croisons quelques moutons, des oies sauvages et surtout un petit oiseau qui nous accompagne de longues minutes en voletant autour de nous comme s’il voulait nous guider dans son domaine, nous avertir de quelque danger ou tout simplement faire notre connaissance : un instant de pure féerie…

Nous passons notre dernière nuit en camping car au nord de la baie d’Akaroa, à Duvauchelle, puis consacrons la matinée à nettoyer notre intérieur et à refaire nos bagages, le retour du véhicule étant prévu à 15h. Après une nuit dans un motel en périphérie de Christchurch, nous embarquons pour un vol vers Auckland d’où nous quittons la Nouvelle-Zélande pour la Polynésie française que nous atteindrons…la veille !

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Itinéraire :

Nouvelle-Zélande : île du sud de Picton à Queenstown

Nous abordons l’île du sud par les Marlborough Sounds où terre et mer s’entremêlent pour créer un labyrinthe maritime au fond duquel se blottit le modeste port de Picton. Cette partie du pays est réputée pour son climat ensoleillé, nous en bénéficions quelques heures le temps de nous installer au bord de la très tranquille Momorangi Bay. Le lendemain matin, le couvercle de nuages s’est refermé sur les collines escarpées qui nous entourent, la brume venant même lécher la surface de l’eau. Nous en profitons pour décréter une « journée pause », revendication récurrente des enfants, et regarder passer une course cycliste entre les gouttes.

Nous poursuivons l’exploration de la côte nord de l’île en empruntant Queen Charlotte drive (via Havelock), bifurquons en direction de la French Pass mais nous arrêtons à Okiwi Bay avant de rebrousser chemin, de traverser Nelson et de rejoindre Port Motueka pour la nuit.

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Après un lever de soleil sublime sur la baie de Tasman, nous entreprenons une « expédition » dans le parc national Abel Tasman (« découvreur » hollandais de la Nouvelle Zélande en 1642). Arrivés au point de rendez-vous avec une heure d’avance (nous ignorions le passage à l’heure d’hiver), nous grimpons dans un bus pour rejoindre Kaiteriteri en traversant de nombreux vergers. Nous longeons la côte vers le nord à bord d’un bateau qui nous dépose sur la très belle plage d’Anchorage Bay. Débute alors une randonnée de plus de 12 km qui nous permet d’apprécier à un rythme piéton la beauté de cette côte.

Après une nuit à Takaka, nous rejoignons l’extrémité nord de l’île du sud en longeant Golden Bay jusqu’à Wharariki beach. La beauté des lieux nous fait rapidement oublier le ciel maussade. Après avoir traversé quelques pâturages, nous aboutissons sur une plage exceptionnelle : d’énormes rochers calcaires sculptés comme des œuvres d’art moderne gisent, éparpillés sur le sable que la marée descendante a transformé en miroir géant. D’élégantes dunes de sable jonchées de grandes herbes folles et de petits bosquets d’arbres endémiques font office de frontière entre les prés et la plage où s’ébrouent quelques bébés otaries dans des flaques-pataugeoires laissées là par la mer…Nous nous régalons du spectacle dans ce cadre inoubliable puis quittons à regret les lieux pour retourner vers Port Motueka.

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Afin de gagner la côte ouest, nous empruntons une oblique passant par l’intérieur des terres (via Tapawera, Murchison, Punakaiki) qui nous offre à nouveau des paysages exceptionnels (je sais, je me répète !!) sous un soleil retrouvé. Nous nous arrêtons aux Pancake rocks (à Punakaiki), crêpes calcaires empilées face à la mer et agrémentées de trous souffleurs (blowholes). L’étape au Top Holiday park de Greymouth nous propose un spectacle enchanteur au réveil : un flux de nuages cotonneux rampe sur le relief en s’écoulant horizontalement depuis l’intérieur des terres pour venir s’épandre sur la côte sous un ciel azur immaculé.

Nous continuons à suivre la côte ouest et nous approchons des montagnes (Mount Cook National Park) pour aller à la rencontre de deux glaciers parmi les plus accessibles au monde (dénommés Franz Joseph et Fox) qui alimentent des rivières aux flots bleu curaçao. Nous irons contempler la langue de glace du premier venir échouer à quelques centaines de mètres de nous mais resterons plus à distance du second.

Après une nuit au bord du lac Paringa, nous bifurquons au niveau de Haast vers l’intérieur des terres pour rejoindre Wanaka en longeant le lac du même nom ainsi que son alter ego le lac Hawea. Le ciel couvert amoindrit quelque peu le caractère grandiose du paysage que nous apprécions néanmoins. La petite ville de Wanaka, outre la nature somptueuse qui l’entoure, a le bonheur d’accueillir une attraction particulièrement adaptée aux familles : puzzling world !

Nous commençons par nous « perdre » dans un labyrinthe infernal dont nous nous extrayons après deux bonnes heures à nous heurter à des palissades de bois qui se ressemblent toutes ! Nous nous plongeons ensuite dans une série d’illusions d’optique : l’intérieur d’une maison penchée, un banc suspendu, une pièce qui transforme ceux qui y pénètrent en géants ou en nains…

Le soleil revenu, les couleurs d’automne explosent dans une nature qui touchera au sublime tout au long de notre périple de Wanaka au Henry Creek campground, via Cardrona, Queenstown, le lac Wakatipu et Te Anau. Les prévisions météo étant pessimistes à quelques jours, nous décidons d’effectuer cette longue route avant l’arrivée du mauvais temps pour bénéficier d’une fenêtre à peu près favorable pour visiter le Milford Sound, perle du Fjordland National Park (petite Norvège à la sauce néo zélandaise). C’est donc l’esprit plein d’images exceptionnelles que nous garons notre maison roulante au bord du lac Te Anau, à 90 km de notre objectif. Le lendemain, nous ponctuons la route vers le fjord par des arrêts aux Mirror Lakes pour vérifier leurs propriétés réfléchissantes (test réussi) ainsi qu’au Chasm walk qui permet d’accéder à une rivière sculpteure de rochers par la simple force de ses eaux tourbillonnantes au fil des siècles…

Nous arrivons enfin à Milford Sound et embarquons pour une croisière de 2 heures entre les parois rocheuses abruptes d’où dévalent d’innombrables et puissantes chutes d’eau. Notre bateau parvient en vue de la pleine mer alors que le soleil finit par percer les nuages pour réchauffer une otarie blessée en convalescence sur un rocher posé à l’embouchure du fjord.

C’est à la nuit tombante que nous parvenons au Cascade Creek campground où nous passons la nuit avant de retourner sur Queenstown…

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Exposition

Pour ceux que cela peut intéresser, une exposition est organisée par la bibliothèque de notre village (Levainville, Eure et Loir) du 3 au 8 octobre, avec pour thème « A la découverte des écoles du monde ». Nous avons été invités à cette occasion à venir présenter notre « carnet de voyage »le samedi 8 octobre à 16h.

Le programme est le suivant :

Partenariat entre les bibliothèques de Levainville et de Fontaine-la-Guyon

Exposition photos sur les écoles du monde de l’association Partage ainsi que le périple de Célia et d’Aurélien Bonino juste rentrés d’une année à parcourir le monde.

  • Ouverture au public : du lundi au samedi de 14h à 18h

  • Accueil de classes pour une visite pédagogique de l’expo, jeux divers (puzzle, jeu lumineux, carte découverte du monde) et projection de séquences du film : Sur les chemins de l’école.

  • Mercredi 05 octobre : Ateliers de fabrication de colliers polynésiens et africains en papier.

– A 14h pour les jeunes à partir du CE1

– A 16h30 pour les 3/7 ans.

Inscription obligatoire.

  • Samedi 08 octobre à 16h : Carnet de voyage des quatre Bonino autour du monde… Souvenirs de leur fabuleuse aventure suivis du verre de l’amitié.

Renseignements :

Tél. : 02 37 31 41 76

Email : bibliothequelevainville@orange.fr

Nouvelle-Zélande : île du nord

Le bout du monde, ça y est nous y sommes !! Un pays que je rêvais de découvrir sans vraiment croire que je trouverai l’occasion de m’y rendre un jour. Ce tour du monde m’offre cette chance et c’est un peu incrédule que je touche cette terre qui était à mes yeux avant tout celle des invincibles (ou presque) All Blacks. Je garde toujours en mémoire les images des test matches entre la Nouvelle Zélande et la France diffusées en direct à la télévision à des heures indues (très tôt le matin un jour de week-end), que je regardais les yeux encore gonflés de sommeil. La lumière de l’hémisphère sud me fascinait déjà et, sans savoir à quoi elles ressemblaient, je connaissais le nom de beaucoup de villes au travers de leur stade : l’Athletic Park de Wellington, le Lancaster Park de Christchurch, l’Eden Park d’Auckland,…

C’est justement à Auckland, la plus grande ville du pays, que nous atterrissons. Nous ne visiterons ni le stade de rugby ni la ville, nous préférons nous concentrer sur la campagne néo zélandaise. Et la campagne néo zélandaise, c’est quelque chose !!!

Nous savions que c’était beau, les témoignages quasi unanimes des voyageurs qui nous avaient précédés ne pouvaient laisser le moindre doute, mais à ce point…Il arrive un moment où les mots viennent à faire défaut pour décrire l’ébahissement qui vous saisit devant la perfection d’un panorama. Sur 360 degrés, quelle que soit la direction vers laquelle vous vous tournez, tout est splendide ! Si l’on devait écrire un guide des coins moches de Nouvelle Zélande (idée saugrenue, j’en conviens!), gageons que l’ouvrage ne devrait pas dépasser les 10 pages !

Nous multiplierons ainsi les arrêts au bord de la route tout au long de ces 5 semaines pour admirer les collines herbeuses où paissent les fameux et innombrables moutons néo zélandais, les touffes de roseaux, les lacs bleu émeraude, les montagnes…

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Après une nuit passée dans un motel de la banlieue d’Auckland, nous prenons possession de notre camping car qui nous paraît bien vaste après notre exigu campervan d’Australie : 6 couchages, douche, WC…le luxe ! Une fois effectué le ravitaillement, nous nous dirigeons plein nord pour rejoindre la côte est où nous faisons une première étape à Sandspit. En chemin, en dépit d’un ciel nuageux, nous nous émerveillons déjà devant les paysages de collines verdoyantes au milieu desquelles des bras de mer viennent s’insinuer.

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Nous poursuivons notre route jusqu’à la Bay of Islands, haut lieu de l’histoire du pays qui vit les premiers contacts entre maoris et européens et où le traité de Waitangi fut signé en 1840, entérinant la soumission des maoris et la mainmise de l’Angleterre sur la Nouvelle-Zélande. Nous nous arrêtons tout d’abord à Kerikeri où nous nous promenons le long de la rivière du même nom et visitons les plus anciens bâtiments du pays (1822). Nous enchaînons avec le site de la signature du traité de Waitangi d’où la vue sur la Baie des îles est imprenable. Nous assistons également à un spectacle de chants et danses maoris dont le fameux haka (repris par l’équipe nationale de rugby avant chaque match). Nous achevons enfin cette journée intense dans la magnifique Matauri bay où nous passons la nuit.

Nous bifurquons vers l’ouest au niveau de Taronga Bay pour rejoindre Omapere et admirer un panorama inoubliable sous un soleil éclatant : dunes de sable, eaux turquoise, collines et une végétation d’une variété et d’une esthétique uniques. C’est ensuite la forêt de Waipoua qui s’ouvre devant nous, vestige des forêts qui recouvraient jadis toute l’île du nord. L’arbre emblématique en est le Kauri, géant végétal pouvant atteindre 60 mètres de hauteur et 5 mètres de diamètre. Nous déambulons parmi ces colonnes sylvestres et allons respectueusement saluer son plus illustre représentant (Tane Mahuta) qui aurait entre 1200 et 2000 ans !!

Le lendemain, après avoir traversé Dargaville et Ruawai, nous repartons vers la côte est pour atteindre Mangawhai où une superbe randonnée nous est promise (Mangawhai clifftop walkway). Malheureusement nous arrivons un peu tard et la marée montante nous empêche de faire la boucle complète. Nous nous contentons donc de longer la côte jusqu’à ce que nous soyons bloqués puis rebroussons chemin. Malgré l’intervention d’un jeune chien turbulent qui effraie les enfants et griffe Valérie à la cuisse (et l’indifférence totale de la propriétaire), une éclaircie très opportune nous permet de profiter de cette magnifique côte sauvage : les si élégants roseaux néo zélandais recouvrent des pans entiers de falaise, le tronc des arbres a été tordu par le vent au fil du temps, les vagues qui déferlent sans relâche créent un ruban de mousse blanche entrecoupé de bleu qui court tout le long du littoral où alternent plages de sable blanc et rochers…

Après avoir bivouaqué sur une aire gratuite à Whangaparaoa en face de la ville d’Auckland, nous poursuivons vers le sud en direction de la péninsule de Coromandel : la côte se fait plus tortueuse, les falaises plus hautes…et le temps plus maussade. Nous marchons jusqu’à l’incontournable Cathedral Cove, arche naturelle « quasi gothique » ouvrant un passage entre deux plages au travers de la falaise. Bien que les nuages obscurcissent quelque peu le ciel et que le lieu soit assez fréquenté, le charme opère néanmoins. Nous poussons un peu plus loin jusqu’à Hot water beach, une plage où il suffit de creuser son trou dans le sable pour construire son propre spa…Sauf qu’il faut un peu tenir compte de la marée, avoir de quoi creuser et le faire au bon endroit ! Pour ce qui est de la marée, elle commence à monter sérieusement mais ça peut passer, pour ce qui est du spa, on creuse un peu au hasard…avec les mains et on se fait tremper !! Mais c’est sans compter avec la gentillesse des néo-zélandais qui, eux, ont le matériel adéquat et savent manifestement où dénicher l’arrivée d’eau à 60°C ! Ils nous invitent donc à partager leur « vasque d’eau chaude » où nous pataugeons un moment les pieds au chaud avant d’aller « monter le camp » à Waihi Beach. Avant de rejoindre Cambridge, au bord du lac Karapiro, nous décidons d’aller visiter une grotte un peu particulière (Waitomo cave, photos interdites!) car habitée par une colonie de vers luisants qui transforment sa voûte en une véritable voie lactée par une nuit d’été.

Bien que nous ne soyons pas spécialistes de la série de films de Peter Jackson sur les Hobbits, nous saisissons malgré tout l’occasion d’aller visiter le site de tournage qui, outre les décors, permet d’admirer la magnifique campagne alentours : collines vertes, moutons et pins majestueux. Les enfants sont enthousiasmés  et nous nous promettons de regarder les films à notre retour.

L’île du nord se caractérise notamment par son activité volcanique que nous allons observer à Waimangu (Eau noire en maori), dont le paysage a été façonné suite à une éruption en 1886, et à Wai-O-Tapu (Eaux sacrées), où se concentrent geysers, fumerolles, terrasses minérales, mares bouillonnantes de boue ou d’eau multicolore. Arrivés à Rotorua un week end de Pâques, nous ne parvenons pas, malgré de nombreuses tentatives, à trouver de place dans un camping. A bout de patience, nous dénichons finalement, grâce à la très utile application Campermate, un emplacement de parking gratuit sur les bords du lac.

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Nous nous dirigeons alors vers la capitale, Wellington, à la pointe sud de l’île du nord, en passant par les Huka Falls (et ses kayakistes intrépides), le lac Taupo, Turangi et Vinegar Hill. La ville est peu étendue et conserve une atmosphère « provinciale ». Nous la parcourons à pied à partir du port, où nous campons, notamment en empruntant le funiculaire (cable car) jusqu’au jardin botanique, situé au sommet d’une colline. Le port est un endroit de promenade très agréable, les anciens docks ont été aménagés et le musée Te Papa vaut bien une journée de visite tant il propose à voir sur la faune, la flore, la géologie ou la culture maori…(notamment pour les enfants).

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Nous quittons Wellington à bord d’un ferry, emballés par notre balade de deux semaines dans l’île du nord et impatients de découvrir celle du sud que nous abordons à Picton, après une magnifique traversée du détroit de Cook sous le soleil.

Itinéraire (1/2) :

Itinéraire (2/2) :

Home sweet home !

Voilà, la boucle est bouclée ! Un an après, nous voici de retour sur la terre natale à l’issue d’une longue pérégrination inoubliable ! Retour en douceur, comme si nous étions partis la veille…Apparemment rien ne semble avoir changé. Retrouvons-nous notre pays tel que nous l’avons laissé ? A voir…

C’est le 10 août (départ le 11 août 2015 pour mémoire) que nous avons atterri à Orly en provenance de Quito (via Madrid).

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Revenir au coeur de l’été sous le ciel bleu et la chaleur nous a très certainement facilité les choses. Ces premiers jours passés CHEZ NOUS à renouer avec la famille et les amis, réinvestir la maison et remettre en route notre quotidien de sédentaires nous ont servi de sas de décompression. Nos sacs de voyage, shorts et chaussures de marche ont été remisés pour les troquer contre des cartables, sacs de cuir et habits de ville. La cravate et les talons ont repoussé alors que les cheveux ont été coupés…

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Avant…

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Après!

Tout va bien donc, malgré quelques petites bouffées de nostalgie par-ci par là, …sauf que les plus fidèles de nos lecteurs auront constaté que notre retard sur le blog s’est encore creusé pour prendre des proportions déraisonnables ! Nous nous battons la coulpe et nous couvrons la tête de cendre mais, parole de tourdumondistes, nous ne lâcherons pas l’affaire et entendons venir à bout du récit avant…la fin de l’année (objectif ambitieux) !!

Vous aurez donc le loisir de découvrir ici même très prochainement nos aventures en Nouvelle Zélande, en Polynésie, à l’île de Pâques, en Argentine, au Chili, en Bolivie, au Pérou et en Equateur.

A très bientôt et bonne rentrée à tous !

Australie : du Centre rouge à Sydney

Une heure trente de vol : il n’en faut pas davantage pour changer de pays…tout en restant en Australie ! En effet, le bien nommé Centre rouge (nous sommes bien au cœur de la grande île et c’est effectivement très rouge!), situé dans le Territoire du nord (Northern Territory) est un pays à part entière tant l’ambiance et les paysages diffèrent de ce que nous avons vu depuis 4 semaines.

Les aborigènes (littéralement « ceux qui étaient là depuis les origines »), tout d’abord, qui apparaissent enfin alors que nous ne les avions quasiment pas vus jusque là. Absents de leur propre pays, manifestement marginalisés pour une grande majorité d’entre eux, ils paraissent encore comme hébétés par les conséquences de l’invasion européenne subie il y a plus de deux siècles. L’art aborigène s’affiche partout dans les galeries chics mais les premiers habitants de cet immense pays semblent toujours étrangers à cette société occidentale opulente (ils n’en sont pleinement citoyens que depuis 1967). Le premier ministre australien a présenté en 2008 des excuses aux aborigènes victimes de la génération volée (50000 enfants métis séparés de leur famille), signe que les mentalités évoluent mais qui ne garantit rien quant à l’avenir de 2,3 % de la population engluée dans la misère et le désœuvrement. Combien de générations faudra-t-il avant qu’ils ne trouvent enfin leur place tout en restant reliés à la culture de leurs ancêtres ?

Après quelques courses à Alice Springs, nous passons l’après-midi au Desert park qui nous permet de faire connaissance avec la faune et la flore de la région…et de nous familiariser avec le climat local !

Nous quittons le lendemain Alice Springs pour nous diriger vers l’ouest en longeant la chaîne des West McDonnell. Nous suivons la « Larapinta trail » et, en chemin, faisons des arrêts au Simpson Gap et au Standley Chasm puis à Ellery Creek Bighole et à Ochres Pits (couches de roches colorées utilisées comme pigments par les aborigènes).

Nous passons la nuit près de Glen Helen Gorge face à une magnifique barre rocheuse d’où nous repartons le lendemain pour aller faire une randonnée à Ormiston gorge (Pound walk). Ce que nous ne savons pas en partant c’est que l’orage de la veille a fait gonfler la rivière de telle façon qu’elle est devenue infranchissable. La boucle que nous devions faire se transforme donc en un aller retour que nous terminons péniblement au bout de trois heures et demi sous une chaleur de plus en plus pesante. Nous nous réfugions dans l’habitacle climatisé de notre véhicule de location où nous passons quelques heures pour rejoindre une « roadhouse » à Erldunda afin d’y passer la nuit.

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Trois heures de route nous sont encore nécessaires pour atteindre Kings Canyon (nous observons en chemin un troupeau de dromadaires sauvages au bord de la route) où nous faisons une petite marche d’une heure en fin d’après-midi au fond du canyon (Kings Creek Walk) après avoir profité de la piscine. Ceci n’est qu’une mise en jambes pour le lendemain matin où nous nous attaquons au magnifique « Rim walk ». Nous grimpons cette fois-ci sur l’un des bords du canyon que nous suivrons pendant 4 heures, non sans nous arrêter dans le « jardin d’Éden », pour redescendre de l’autre côté. Le ciel est clément et la chaleur reste supportable ce qui nous permet de savourer pleinement cette randonnée d’exception.

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Quelques heures plus tard, nous sommes à Yulara pour voir, au coucher du soleil, rougeoyer l’immense monolithe échoué au milieu du désert qu’est Uluru (ou Ayers rock) on a connu de pires journées !! Nous y rencontrons trois jeunes infirmières en vadrouille après une année de travail en Nouvelle Calédonie et aurons le plaisir de les croiser de nouveau par la suite.

Nous y retournons le lendemain pour le lever de soleil puis poursuivons 50 km plus à l’ouest pour rejoindre les Kata Tjuta (ou monts Olga). La randonnée que nous y faisons (« valley of the winds ») au milieu de ces énormes dômes rocheux nous émerveille à nouveau. Leurs formes et leurs couleurs combinées à celles de la végétation créent un ensemble surpassant même à notre goût le plus célèbre Ayers rock.

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Le lendemain matin, juste avant de sauter dans l’avion à destination de Sydney, je m’offre une brève promenade au pied de l’Ayers rock que nous n’avions admiré qu’à distance (les enfants ne sont pas en condition, notamment Célia qui est fiévreuse!). A l’observer de près, on se prend à imaginer une bête monstrueuse endormie là depuis des siècles dont seule la carapace émerge de la terre dont on a essayé de la recouvrir. Je m’éloigne donc à pas de velours pour ne pas risquer de la réveiller et me retourne pour apercevoir une dernière fois ce rocher-carapace insolite et mystérieux (par ailleurs un lieu sacré pour les aborigènes).

Le décor de l’outback que nous avons traversé durant 6 jours ne se compare à rien d’autre que nous avons pu connaître auparavant. La chaleur, accablante, le sol rouge et sableux, les collines rocheuses donnent une impression de sécheresse contrebalancée par une végétation abondante dont la gamme de couleurs va du jaune au vert intense. Les longs trajets en voiture, sur des routes souvent rectilignes, pour relier nos différentes étapes passent comme dans un rêve tant la contemplation de ces paysages parfois irréels nous hypnotise…

Nous atterrissons à Sydney en fin d’après-midi et nous installons pour 5 nuits à Bronte, en banlieue, dans un charmant petit studio (Airbnb) à deux pas de la mer. Nous profitons du beau temps (qui ne doit pas durer nous annonce la météo) pour longer la côte de Clovelly à Bondi beach et nous fondre dans la masse des « Sydneysiders » (habitants de Sydney) en week-end. Les baigneurs sont partout, certains sont même ballottés par la houle à côté de gros rochers mais semblent maîtriser la situation. Nous tentons également une baignade vite écourtée pour cause de température insuffisante !!

Les jours suivants sont consacrés à la visite de la ville de Sydney : son emblématique opéra, Circular Quay, le pont métallique qui enjambe la baie (Harbour bridge), le quartier historique « The Rocks » et le zoo Taronga. La ville est très agréable et la baie vraiment magnifique, la visite du zoo permet notamment de pouvoir l’admirer de haut.

Nous quittons Sydney et l’Australie le 16 mars et nous envolons pour Auckland, en Nouvelle Zélande.

Inutile de tourner autour du pot : nous avons été emballés par ces 6 semaines en Australie !! Nous n’avons pourtant visité qu’une petite partie de cet immense pays mais ce fut un régal quotidien, tant par la beauté et la diversité des paysages traversés que par la faune rencontrée, le mode de voyage très autonome (camping car ou voiture de location) ou le contact très sympathique des australiens (notamment les campeurs retraités ou « grey nomads »). Il faudra revenir…

Itinéraire :

Prochain article : île du nord de la Nouvelle-Zélande.

Australie : road trip de Denmark à Melbourne (2/2)

Depuis Denmark, nous quittons temporairement la côte pour rentrer dans les terres et passer par les montagnes de la Stirling Range, malheureusement dans les nuages…Nous retrouvons la mer à Espérance (dont le nom provient de l’un des deux navires de l’expédition menée par d’Entrecasteaux entre 1791 et 1794) où nous suivons le « Great ocean drive » qui offre une série de points de vue sur la superbe côte plongeant dans une mer couleur azur (Tanker Jetty, Rotary lookout, Salmon beach, Twilight cove, observatory point, Nine mile beach). Nous consacrons une journée au parc national du Cap Le Grand bien que la météo ne soit pas favorable. L’ascension du Frenchman peak permet d’avoir une vue imprenable sur les environs mais la pluie fait son apparition et nous trouvons refuge sous une immense voûte rocheuse au sommet. Après avoir attendu vainement une amélioration, la descente se fait avec la plus grande prudence du fait du terrain devenu glissant sous le crachin. Celui-ci ne cessera pas et nous accompagnera jusque sur la plage de Lucky Bay où quelques kangourous ont élu domicile…

Le lendemain, le temps étant revenu au beau fixe, nous modifions un peu nos plans pour revoir le parc sous le soleil et notamment les plages de Thisle Cove et de Lucky Bay. Nous avions eu la version noir et blanc la veille, nous bénéficions cette fois-ci de la couleur et cela change tout !! Les bleus de la mer et du ciel explosent alors que la réverbération du soleil sur le sable blanc brûle les yeux. Nous retrouvons, fidèles au poste, nos kangourous de la veille à Lucky Bay (avec le poil sec cette fois). Nous longeons la plage sur quelques kilomètres entre 4×4 et kitesurfers, avant de prendre de la hauteur pour admirer la vue sur la baie.

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Nous entamons ensuite une longue route qui nous fera traverser la Nullarbor Plain (littéralement « plaine sans arbres ») pour passer dans l’État d’Australie méridionale (South Australia). La terre rougit et la végétation se tasse au fur et à mesure que nous progressons. Le trajet est finalement moins monotone qu’attendu et l’ambiance « bout du monde » des stations-service-oasis a même un certain charme. Celles-ci étant espacées de plus de 200 kilomètres en moyenne, il convient de surveiller sa jauge d’essence afin d’éviter toute mésaventure. Bien conscients de cette nécessité, cela ne nous empêche pourtant pas de nous faire des sueurs froides du fait d’une sous estimation manifeste de notre consommation de carburant. Nous atteignons ainsi une pompe avec la petite aiguille rouge au plancher depuis de trop longues minutes, le soulagement est à la mesure du suspense enduré…

Il nous faudra 3 bonnes journées de route pour rejoindre Streaky Bay depuis Espérance (1500 km dont la plus grande ligne droite d’Australie : 146 km !) en faisant étape à Norseman, Mundrabilla et Colona. Nous traversons ainsi la Fraser Range, nous arrêtons à Balladonia pour visiter son « Heritage museum » (le Skylab américain s’est écrasé près d’ici en 1979), franchissons le Madura Pass, visitons les ruines d’un poste de télégraphie à Eucla avant de nous pencher sur les falaises « Bunda Cliffs ».

Arriver à Streaky Bay, dans la péninsule d’Eyre, c’est comme retrouver la « civilisation ». Nous nous installons dans un caravan park en bord de mer où les pélicans affluent en fin d’après-midi, à l’heure où les pêcheurs vident leurs poissons. Une colonie d’otaries, la seule d’Australie continentale, est installée à Point Labatt. Cela constitue un objectif de balade idéal, la route pour s’y rendre étant magnifique. Nous les observons se chauffer au soleil en contrebas de la falaise puis poursuivons jusqu’aux Murphy’s Haystacks, gros rochers aux formes rebondies évoquant des bottes de foin (d’où le nom).

Nous quittons la péninsule d’Eyre pour rejoindre le massif rocheux des Grampians (à deux jours de route) via Baroota, Adelaide et Keith. Nous passons ainsi dans l’État de Victoria et campons à Smiths Mill dans le parc national des Grampians, non sans nous être arrêtés aux points de vue Boroka, Reed et Balconies d’où la vue sur la plaine en contrebas est vertigineuse.

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Nous poursuivons l’exploration du parc en passant par les McKenzie Falls avant d’attaquer une randonnée en direction du « Pinnacle », promontoire rocheux suspendu au dessus du vide. Une bonne heure et demi de montée nous est nécessaire pour nous hisser jusqu’à notre objectif, en passant dans un magnifique petit canyon bordé de rochers sur lesquels l’érosion a sculpté des formes nous évoquant les temples d’Angkor…

Nous laissons derrière nous les Grampians avec un peu de regrets et faisons route au sud pour rejoindre la côte et entamer la célèbre Great Ocean Road. Warrnambool est notre première étape, et plus précisément l’immense aire de jeux du Lac Pertobe. Aménagée sur d’anciens marais, elle offre un cadre très agréable et de nombreuses attractions : les enfants se régalent (les parents s’essayent également à la tyrolienne en libre service).

Nous poursuivons notre route le long de la côte aux falaises superbement découpées et admirons la Loch Ard Gorge et les fameux « 12 Apôtres » (on n’a pas réussi à identifier les 12!!). Nous poussons jusqu’au Cap Otway et observons sur le chemin quelques koalas perchés sur des eucalyptus, notamment une mère et son petit enlacésNous suivons la côte en direction du nord est en passant par Apollo Bay avant de bifurquer vers Colac après avoir atteint le village de Lorne. En effet, Valérie est à nouveau taraudée depuis quelques temps par la dent qui lui avait valu une visite chez une dentiste thaïlandaise début décembre. Elle a donc rendez-vous le lendemain matin pour se faire examiner. Elle en ressortira un peu groggy et avec un trou dans la gencive, la dentiste ayant proposé l’ablation de la coupable, notre mode de vie nomade ne permettant pas des soins dans la continuité.

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L‘après-midi est consacrée à la visite de Sovereign Hill, reconstitution extrêmement réussie d’un village de chercheurs d’or des années 1860. Des acteurs incarnent les différents corps de métier au sein de la communauté (policier, maréchal ferrant, menuisier, commerçants…) et racontent aux visiteurs le quotidien de l’époque.

Nous rejoignons le dernier « caravan park » de ce roadtrip que nous quittons à la mi-journée après une partie de mini golf acharnée… C’est dans la banlieue de Melbourne, à Keilor Park, où nous rendons le campervan, que s’achève notre périple de 4 semaines finalement intenses (7000 km parcourus) durant lesquelles les paysages splendides se sont succédés. Nous nous installons dans notre chambre airbnb en attendant notre vol du lendemain matin pour Alice Springs dans les territoires du nord.

Itinéraire :

Prochain article : Australie, le centre rouge d’Alice Springs à Uluru.

Australie : road trip de Perth à Denmark (1/2)

Nous ouvrons le chapitre « océanien » en touchant la côte ouest de l’île continent : l’Australie. Nous prévoyons d’y rester 6 semaines dont quatre en camping car entre Perth et Melbourne, le reste étant partagé entre le centre rouge, d’Alice Springs à Uluru, et la ville de Sydney. Nous avons choisi de privilégier la côte ouest pour des raisons météorologiques mais surtout après avoir lu des impressions de voyageurs sur divers forums qui soulignaient la beauté et la diversité des paysages de cette partie du pays, beaucoup moins visitée par les touristes bien qu’à priori plus « dépaysante » que la côte est.

Arrivés à Perth sous un ciel exempt de nuages, nous rejoignons en taxi la vaste villa située en proche banlieue (East Victoria Park) où nous disposons d’une chambre Airbnb et bénéficions d’une immense pièce commune très accueillante. Nous voici, pour la première fois de ce tour du monde, dans un pays 100 % occidental qui, tout en nous étant plus familier que d’autres pays traversés, demeure « exotique ». Les australiens ont un bon niveau de vie, les habitants de l’Australie occidentale (Western Australia ou WA) en particulier, et cela se voit. Nous prenons donc nos quartiers dans un environnement cossu, sans être richissime. Comme de coutume, nous partons explorer les alentours à pied, poussons jusqu’à la zone commerçante où nous nous offrons l’un de nos rares restaurants de cette étape australienne (l’un des serveurs est un jeune français, nous en rencontrerons plusieurs autres). Nous terminons par une visite chez Coles (qui deviendra notre chaîne de supermarchés favorite bien qu’ils ne nous aient même pas sponsorisés!!!).

Nous partons le lendemain à la découverte de Perth, ville « propre » composée d’un petit centre ville hérissé de quelques buildings étincelants sous le soleil quasi permanent et d’espaces verts parfaitement entretenus. Nous arpentons notamment le superbe Kings Park qui offre une belle vue sur la rivière Swan et le centre ville ainsi que d’immenses pelouses-moquettes qui invitent à la détente. Les habitants de Perth viennent y faire leur jogging ou y prendre l’apéritif en fin d’après-midi alors que la chaleur se fait moins forte.

Il est alors temps de débuter notre roadtrip que nous attendons avec impatience. Un chauffeur de taxi néo zélandais nous amène récupérer le camper van qui sera notre maison ambulante 4 semaines durant. Nous prenons la route tout excités, cap au nord, et longeons la côte jusqu’à Cervantes où nous « plantons » notre premier campement. Le premier coucher de soleil de notre périple, sur la plage, donne le ton : une lumière sublime (qui ne doit exister que dans l’hémisphère sud) et l’apparition de deux dauphins en pleine chasse à quelques encablures du rivage.

Tout près de là, nous passons voir les stromatolithes du lac Thétis, plus vieux organismes vivants sur Terre, avant de rendre visite aux « Pinnacles ». Il s’agit de pierres « dressées » à intervalles réguliers au milieu d’une plaine désertique, telles des stèles antiques usées par le vent dans un cimetière de sable. Nous y déambulons avec bonheur tandis que le jour finit.

Nous poursuivons notre route vers le nord, tombons en arrêt devant un lac rose (Hutt Lagoon), puis explorons la superbe côte le long de laquelle se succèdent des villages-îlots où la vie semble malgré tout douce en dépit de l’isolement relatif (Jurien Bay, Dongara et la Irwin River trail)…. Les paysages se font de plus en plus arides, la végétation est basse mais variée (grasstree) et les couleurs intenses, notamment celles de la mer dont les variations de bleu paraissent parfois un peu irréelles tout en se distinguant de la couleur du ciel. Ajoutez à cela un peu de terre rouge et un sable d’un blanc éclatant, parsemez de quelques falaises abruptes ou de rochers aux formes esthétiques, et vous obtenez une suite de tableaux inoubliables!

Un vent soufflant depuis le centre de l’île amène avec lui chaleur étouffante et nuages de mouches. Celles-ci ne sont pas nos inoffensives mouches noires européennes mais, comme dans le récit des fléaux de l’Égypte antique, représentent bien une plaie absolue ! Attirées par les parties humides de notre anatomie, elles se collent sans retenue autour des yeux, de la bouche ou du nez et, à peine chassées d’un revers de la main, elles reviennent à la charge inlassablement. Autant dire que les nerfs sont mis à rude épreuve et que sans protection adaptée, un filet placé par dessus un couvre chef, une sortie hors d’un véhicule devient une aventure en soi ! Du fait de ces désagréments et de la fermeture inopportune du parc de Kalbarri (pour cause de recensement des chèvres!!!), nous rebroussons chemin et reprenons la direction du sud. Nous faisons étape au parc de Yanchep où nous rencontrons nos premiers koalas et nos premiers kangourous vivants, les précédents aperçus au bord des routes ayant été victimes des implacables « road trains ».

Nous suivons le littoral, traversons rapidement Perth pour aller visiter Fremantle (sa prison, sa marina, son centre ville bien préservé depuis le XIXè siècle) puis allons à la rencontre des dauphins à Bunbury, un premier tout près de la plage et des dizaines dans la baie autour du bateau. Busselton est connue pour sa longue jetée tout en bois, les pieds plantés dans une eau d’un bleu irréel. Arrivés à son extrémité, nous descendons dans un observatoire sous marin pour nous retrouver nez-à-nez avec des poissons multicolores.

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Nous pouvons constater que le sport est roi en Australie et qu’outre la nature qui s’y prête à merveille, les installations sont partout présentes, même dans les villages les plus modestes. Le week-end en particulier les sportifs sont partout : joggeurs, surfeurs, joueurs de water polo, cyclistes…

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Le périple se poursuit jusqu’au Cap Naturaliste (d’après le nom de l’un des deux navires de l’expédition menée par l’explorateur français Nicolas Baudin au début du 19è siècle), puis nous bifurquons vers le sud pour traverser Yallingup, Gracetown, Margaret River (région de vignobles), Hamelin Bay (2 raies tout près de la plage) avant d’atteindre le Cap Leuuvin où les océans indien et austral se rencontrent.

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Nous ne cessons de nous extasier devant les paysages traversés, que ce soit sur la côte demeurée sauvage ou dans les terres. La campagne de la Western Australia au sud de Perth présente des paysages nets, de carte postale, où l’on cherchera en vain un engin agricole rouillé, une mare de boue ou des herbes folles au bord de la route… Peuplée de vaches plantureuses et de taureaux bodybuildés, le contraste avec les frêles bovins asiatiques est saisissant!! On a souvent l’impression de traverser un immense golf où les prairies seraient des fairways dont chaque ondulation de terrain, chaque bosquet, chaque point d’eau auraient été pensés par quelque paysagiste inspiré. A cette esthétique presque trop parfaite pour paraître authentique s’ajoute la beauté de la lumière : celles de début ou de fin de journée sont magnifiques de douceur, celle de la mi-journée n’écrase pas les couleurs qui demeurent vives et profondes (ciel, mer, végétation…). L’apparition de troupes de kangourous traversant la route ou broutant dans les prés en fin d’après-midi finit de nous ébahir !

La route nous mène ensuite vers l’est, nous entrons dans les forêts de Karris au sein du Gloucester National Park (arbres géants de la famille des eucalyptus au tronc en « pelure d’oignon ») et Valérie et moi grimpons même au sommet du Gloucester Tree (53 m) grâce à un escalier métallique planté directement dans le bois, tandis que par prudence nous arrêtons les enfants à mi-hauteur. Nous campons dans le parc d’Entrecasteaux (encore un français qui est passé par là) et tombons à nouveau en arrêt en arrivant à Salmon beach pour le coucher de soleil !

Nous rejoignons enfin le village de Denmark en passant par Walpole, la vallée des géants et son Tree top Walk (passerelle métallique qui chemine au niveau de la canopée), Greens Pool et les Elephants rocks de William Bay.

 

Itinéraire : 

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Thaïlande : îles du sud

Après un premier périple en décembre depuis Bangkok jusqu’à la frontière laotienne, nous voici de retour en Thaïlande mais au sud cette fois-ci. Nous avons deux petites semaines devant nous pour recharger les batteries avant de nous envoler pour l’Australie et reprendre le mode itinérant.

Nous décidons donc de choisir deux îles pour nous reposer et prendre un rythme indolent. Et c’est là que commence la difficulté car des îles en Thaïlande, il y en a quelques unes ! Après de longues recherches tenant compte de nos critères (pas trop loin de Bangkok, peu touristiques…), nous optons finalement pour Koh Yao Noi et Koh Jum (ou Koh Pu). La première se situe au milieu du golfe de Thaïlande, la seconde à l’est, juste au-dessus de Koh Lanta.

Arrivés à l’aéroport de Phuket en fin de soirée, nous passons la nuit dans un hôtel proche puis partons en taxi le lendemain matin vers l’embarcadère pour Koh Yao Noi (la petite). Après une courte attente, le bateau appareille pour 2h30 de traversée à la fin desquelles nous longeons la côte nord de Koh Yao Yai (la grande) puis arrivons à destination. Aucune réservation n’ayant été faite, nous grimpons dans l’un des pick up qui attend sur le quai en indiquant le nom de la guesthouse où nous souhaitons tenter notre chance en premier. Nos compagnons de voyage semblent avoir été plus prévoyants et descendent là où ils ont réservé (logique!). Quant à nous, restés seuls à bord après plusieurs échecs (pas de disponibilité ou la chambre/le cadre ne nous convient pas), nous nous décidons finalement pour un bungalow avec vue sur mer que nous n’avions pas retenu dans un premier temps car ne disposant que de trois couchages. Qu’à cela ne tienne, le cadre étant sans comparaison avec les autres guesthouses visitées (merci à notre chauffeur pour sa patience!!), nous rentrons un transat dans notre bungalow qui fera office de quatrième lit. Nous n’aurons qu’à nous féliciter de ce choix tant la famille qui tient l’établissement se révéla aimable et serviable et la nourriture de qualité. Enfin, l’accès direct sur une large baie nous offrit un spectacle permanent : nous ne nous sommes jamais lassés d’admirer un paysage toujours changeant au gré des levers de soleil, de la lumière du couchant ou de la marée.

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Les jours s’y écoulent paisiblement entre baignades, balades sur la plage, séances d’école, parties de Uno … ne serait-ce l’accident de Célia qui déboule soudainement le nez en sang après s’être pris les pieds dans un hamac faisant office d’obstacle dans un concours hippique imaginaire !! Plus de peur que de mal, le nez n’est pas cassé et l’hémorragie rapidement maîtrisée avec l’aide d’un voyageur espagnol voisin de bungalow. Elle en sera quitte pour une belle cicatrice qui s’estompera peu à peu.

Nous y passons donc un séjour plutôt casanier mais quittons malgré tout notre repère à deux reprises, une première fois pour faire le tour de l’île en scooter (nous sommes désormais des motards « aguerris »!!!), la deuxième pour aller visiter quelques superbes petites îles karstiques à l’est de Koh Yao Noi. A notre grand regret, la sortie prévue vers la baie de Phang Nga (au nord) est annulée par deux fois pour cause de mauvais temps (houle trop forte).

Nous nous décidons à changer d’île au bout de 6 jours. Nous empruntons le petit bateau de bois qui assure la liaison avec Krabi sur la côte est du Golfe où nous sommes déposés à la gare maritime pour embarquer dans un navire plus conséquent dont la destination est Koh Lanta. Pour ce qui nous concerne, nous descendons avant le terminus, c’est-à-dire au large de Koh Jum où attendent des « longtail boats » venus chercher les clients des différentes guesthouses installées en bord de plage. Arrivés à destination, nous sautons à terre et nous installons dans deux petits bungalows un peu en hauteur du rivage. Là encore le rythme demeure tranquille : après avoir exploré les abords de notre guesthouse, nous partons une journée visiter les îles plus à l’ouest (Ko Phi Phi (Lay et Don) ainsi que Mosquito et Bamboo islands). Nous faisons le tour de ces immenses rochers aux flancs abrupts plantés dans des eaux turquoises dont nous profitons pour nous baigner et admirer les poissons colorés. Bien que plus touristiques que notre île de villégiature, la foule et le parachute ascensionnel sont cependant limités à une baie de Ko Phi Phi, tout le monde apprécie cette virée nautique qui nous laisse de très belles images en tête.

Nous prenons l’itinéraire utilisé par les locaux, différent de celui suivi à l’aller, pour retourner à Krabi où nous récupérons les tickets de bus que notre guesthouse a réservés par téléphone. Nous voyageons dans un bus de nuit vers Bangkok (en fait deux bus, le transfert entre les deux véhicules s’effectuant de manière inattendue sur le coup de 20h à Surat Thani !!), nous arrêtons pour dîner vers 1 heure du matin puis parvenons à dormir quelques heures coincés sur nos sièges avant l’arrivée au petit matin. Un taxi nous cueille à la descente du bus et nous mène à notre hôtel situé près de l’aéroport, notre vol de départ étant prévu le lendemain à 14h15. Nous passons donc la journée dans cette proche banlieue de Bangkok, dans le parc très agréable, et doté d’un parcours santé, adjacent à notre hôtel puis à déambuler dans les rues de ce quartier pas touristique pour un sou mais où les sourires sont toujours présents. Nous ressortons le soir venu pour aller dîner dans les rues animées où les petits restaurants se succèdent.

Le chapitre asiatique de notre tour du monde touche alors à sa fin. Nous nous envolons pour Kuala Lumpur le 2 février, où nous passons une nuit en transit près de l’aéroport, avant de poursuivre notre voyage jusqu’à Perth où s’ouvre un nouveau chapitre

Prochain article : l’Australie occidentale.